Les secrets de Kyoto (Et interlude Kanazawa)

Kyoto regorge de petites ruelles, de monuments et d’échoppes. Notre court séjour, avec la volonté de tout faire à pieds depuis notre hostel, nous a permis d’en découvrir une partie.

Contrairement à sa jumelle Tokyo, Kyoto est une ville qui conserve sa culture et ses quartiers dans un style plus ancien. Modernité et passé se côtoie pour former un ensemble atypique et surprenant.

Il y a à Kyoto une multitude de lieux d’intérêts, le premier que l’on a visité étant le parc du palais impérial. Gigantesque, organisé à la japonaise, on a bien usé de nos chaussures pendant que nous étions la bas. Au fur à mesure de notre périple, les bourgeons des cerisiers commençaient à éclore, et le jardin impérial a sa propre composition d’arbre printaniers.

Notre première journée à Kyoto s’est ensuite bornée à la visite de notre quartier, et des spécialités culinaires que l’on pouvait trouver. On avait déjà fait 2h de marches le matin, à Nara, et le quartier de Kyoto étant très grand, on était bien lessivé après cette longue journée. Un ramen le midi, et un le soir ne furent pas de trop pour nous réchauffer et nous revigorer pour le lendemain.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA
château à perte de vue

OLYMPUS DIGITAL CAMERAOLYMPUS DIGITAL CAMERAOLYMPUS DIGITAL CAMERA

La deuxième journée à Kyoto fut de loin la plus chargée. Notre objectif était principalement de visiter toute la partie Est de la ville.
En traversant le pont séparant le centre de l’est, on arrive sur un marché bio, totalement par hasard. La curiosité nous amène à le visiter, et on remarque qu’il est tout à fait commun de voir des japonais picniquer un peu partout, et ce marché temporaire n’en faisait pas exception.OLYMPUS DIGITAL CAMERAOLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA
Géant mais pas transgénique 

Suivant notre bon vieux maps.me, nous sommes arrivés dans le quartier ancien de Kyoto, avec de vielles bâtisses et des restaurants, plutôt ouvert la nuit qu’en mâtiné. L’occasion tout de même d’apercevoir nos premiers kimonos de la ville.

Le quartier des geishas (Gion), lui aussi gardé typique, est quant à lui beaucoup plus touristique. Nous avons eu la chance de pouvoir voir une Geisha se baladant (plus ou moins tranquillement) dans la rue. Mais la plus part du temps, les femmes en kimonos dans ce quartiers sont plutôt des chinoises prêtent à faire des selfies instagram un peu partout.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA
habit traditionnel pour homme

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA
les chinois…
OLYMPUS DIGITAL CAMERA
vs la vraie

Le jardin de Maruyama par la suite nous a réservé une belle surprise. En plus du paysage typique des parcs japonais, nous avons eu la chance de tomber sur un mariage, une cérémonie religieuse pratiquée au milieu d’une place publique, dans un autel. C’était très touchant et particulier de pouvoir observer ça, spectateur respectueux d’un événement intime.OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA
échange de voeux

OLYMPUS DIGITAL CAMERAOLYMPUS DIGITAL CAMERAOLYMPUS DIGITAL CAMERA
Il y avait aussi un maître de cérémonie qui tentait désespérément d’empêcher les touristes de trop s’approcher, ce qui avait un petit côté comique, surtout la tête d’exaspération qu’il sortait de temps en temps.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Nous sommes ensuite allés sur la voie désaffectée sur le chemin du temple Nanzen-Ji qui lorsque les cerisiers, capricieux cette année, sont éclos est juste magnifique.

De Nazen-Ji, nous avons pris le fameux chemin des philosophes, sorte de route longeant une rivière, entouré de cerisiers en bourgeon. Quelques kilomètres et marrons chauds plus tard, nous sommes rapidement passé au Ginkaku, ou temple d’argent en français (par référence au temple d’or).

La journée et la marche furent longue, mais nous en avons pris plein les yeux et le cœur, une nouvelle fois !OLYMPUS DIGITAL CAMERAOLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA
Jardin ratissé

OLYMPUS DIGITAL CAMERAOLYMPUS DIGITAL CAMERAOLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA
des temples et toujours des temples!

Le 3ème jour était moins chargé, mais nous avons pu découvrir le musée de l’artisanat et son exposition printanière : une authentique Maiko (apprentie Geisha) se présentant et exécutant une danse en public. Le tout gratuitement. Autant dire que c’était impressionnant, les gestes sont millimétrés, les vêtements et le maquillage sont la pour étoffer la performance.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA
la coiffure est réalisé sans perruque
OLYMPUS DIGITAL CAMERA
les détails de la peinture du cou

OLYMPUS DIGITAL CAMERAOLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA
détails du maquillage

En plus de ce spectacle à couper le souffle, on a pu découvrir beaucoup de techniques artisanale, comme par exemple le tressage traditionnel (que l’on peut voir dans l’excellent anime Your Name (Kimi No Nawa)).

OLYMPUS DIGITAL CAMERA
tissage
OLYMPUS DIGITAL CAMERA
bougies peintes à la main

Cette visite à peine prévu s’est retrouvé être un de nos souvenirs les plus mémorables de Kyoto. Juste après ça, on a pu gouter ce qu’on avait raté à Osaka : L’Okonomiyaki, une excellente spécialité à base d’oeuf et de chou. C’est juste succulent, goutez y !
En passant dans le hall pour manger notre omelette japonaise, on a pu voir des fanfares d’école défiler, c’était très sympa :)!

dav
boui boui japonais
dav
l’okono avec supplément cheese XD

Après le temps des visites, vient le temps du flanage ! On s’est enfoui dans une galerie commerçante couverte qui remplace des rues (Nishiki Market).
On a bien entendu profité de notre temps à Kyoto pour acheter des vêtements typiques d’occasion(des kimonos donc), pour garder un souvenir de notre aventure.

Le soir, on s’est offert un bar à Gyoza qui était monstrueusement bon (cette purée… ce poulet frit… HUMMmMM).

dav

Pour conclure Kyoto, on a beaucoup aimé la ville. On était pas mal fatigué de toutes nos marches, en cumulé, mais globalement la ville est riche en endroit à visiter et encore plus en endroit à découvrir. On a trouvé pas mal de temples qui semblaient déserté par les touristes, une boulangerie faisant une bonne baguette (oui oui ça compte), des petits quartiers tranquilles, et d’autres plus animés. Nous n’avons pas tout fait, loin de la, mais Kyoto sera une destination que nous revisiterons, avec un budget différent et des envies différentes.

Bon, Kanazawa, notre arrêt suivant, on y est resté que peu de temps, et c’était moins intense : La visite du château et ses jardins était intéressante, mais on s’attendait à une ville plus typique. Le marché au poisson est reconnu et très grand, c’est vrai, mais n’étant pas fan de poisson, on a passé notre chemin avec une légère moue de dégout haha.
La ville a ses attraits, notamment son parc, mais par manque de budget, on a pas pu se payer l’entrée (haha, oui on s’approche de la fin, on compte nos deniers ;)). Donc, plutôt une ville tampon, un peu décevante pour notre expérience. On aurait, je crois, préféré aller dans un petit village.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA
crabe de compète!

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA
vue sur les montagnes
OLYMPUS DIGITAL CAMERA
le chateau

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA
OLYMPUS DIGITAL CAMERA
OLYMPUS DIGITAL CAMERA
kimono d’hiver
OLYMPUS DIGITAL CAMERA
on prend les parapluies au sérieux ici

OLYMPUS DIGITAL CAMERAOLYMPUS DIGITAL CAMERA

Next -> TOKYO.

L’escapade à Nara

Après notre visite d’Osaka, nous reprenons la route avec nos sac à dos, direction la gare d’Osaka. Après l’activation du JR Pass, précieux sésame pour se déplacer au Japon, nous allons enfin pouvoir tester la ponctualité des trains japonais !!

Par une incroyable malchance, ce jour la, un incident a touché la ligne Osaka-Kyoto, ce qui nous a permis de faire un bon voyage bien pressé contre nos amis nippons. Relents de RER français et autres souvenirs… Mais les paysages qui défilent valent le coup d’œil, malgré la fatigue matinale, ce mélange d’agriculture et de ville…

Attendez, quoi? Kyoto? Mais c’est pas Nara où nous nous rendions?? Et oui ! Mais au Japon, il est possible de déposer son sac à dos dans des casiers prévus a cet effet, que l’on trouve dans toute les grandes gares. Nous avions prévu, avec l’accès illimités aux trains que nous procurait le JR Pass, de passer déposer nos gros sacs puis de voyager léger à Nara. Bon plan ! (Bon, sauf pour la difficulté parfois de trouver des places et de ne pas perdre la clef, ce que nous fîmes :D)

Le train vers Nara est un de ces trains locaux, tranquille et familiale.  Le paysage qui défile est plus naturel, on aperçoit ça et la des villes. On note le professionnalisme des conducteurs de train, qui de façon millimétrée annonce des passages selon une façon codifié propre (la main avec l’index et le majeur tendue vers devant).

Nara est une belle ville, touristique, on le ressent, mais plus petite et charmante, avec un parc centrale, qui regorge de daims habitués à la présence de l’Homme. L’activité la bas consiste à les nourrir de gâteaux ou de glands (payants, évidemment). Bien que l’expérience soit originale, on a pas trop aimé l’attroupement (de chinois?) des touristes qui s’amusaient avec les daims, on sentait moins l’ambiance nippone et plus l’attraction touristique. On a pas poussé trop loin nos visites, du parc, qui pourtant est assez grand.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA
Le distrubuteur de gland
OLYMPUS DIGITAL CAMERA
Quand on vous dit qu’ils ne sont pas sauvage…
OLYMPUS DIGITAL CAMERA
Street food de patate douce

Malgré nos impressions, c’est à faire si vous êtes vers Osaka/Kyoto, au moins pour les belles balades qu’il y a faire dans Nara.

De plus nous avons pu découvrir de nouveaux temples (oui il y’a des temples partout au Japon) et pour montrer comme Nara est touristique nous avons même pu tester notre bonne fortune puisqu’ils étaient pour une fois en anglais! Marine a eu plutôt mauvaise chance (donc elle l’a mis autour d’un arbre pour qu’il ne se réalise pas) et Max a tiré bonne chance donc nous l’avons toujours dans notre porte monnaie 😀

Après un petit stop au restaurant local pour manger du magnifique poulet frit et dans salon de thé pour goûter les mochis, nous reprîmes le train en direction de la seconde partie de notre journée : Le Ryokan (Auberge typique japonaise) Gyokkuzen.

dav
Poulet karrage
nfd
Mochi au matcha

On est arrivé dans la gare du village le plus proche du temple, et on s’est pris un taxi. Expérience étrange entre le kitsch et le moderne : porte qui s’ouvre toute seule, chauffeur ne parlant pas anglais gantés de blanc et sièges avec par-dessus en dentelle.

Fort sympathique et souriant, il nous a guidé jusqu’à la porte du temple/auberge, grimpant pour nous des pentes à plus de 30°!

Gyokuzoin est un temple dédié au tigre, animal représenté dans la culture bouddhiste.
Après avoir maladroitement cherché un réceptionniste dans le temple, un moine bouddhiste gérant du lieu nous accompagna dans une succursale au sein même du temple. Un petit thé macha, une confiserie et une explication de tous ce que proposait l’hôtel plus tard, et nous voila devant le seuil de notre chambre.

dav
le goûter d’accueil
dav
l’entrée du Ryokan

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA
Le kitsch ne tue pas au Japon

OLYMPUS DIGITAL CAMERA
Deux porte coulissante, une large et l’autre plus fines, protège cette chambre typiquement japonaise. A disposition, nous avions notre Yukata (Habit de bain ou d’été typique), un chauffe pied en dessous d’une table géante mais basse sous laquelle il fallait s’agenouiller, et nos futons prêts!OLYMPUS DIGITAL CAMERA

dav
Nos futons, et la table chauffante
OLYMPUS DIGITAL CAMERA
Toujours du thé où que l’on se trouve

OLYMPUS DIGITAL CAMERAOLYMPUS DIGITAL CAMERA

Ce moment où vous rentrez dans cette chambre, même pour une nuit, est spéciale. C’est réellement comme on le voit dans l’histoire de certains manga, le traditionnel dans « auberge traditionnel » est la, on ressent que cet agencement est issu d’une autre culture qui a eut le temps de mûrir. Seul des points de modernités sont venues modifier le style unique de la chambre.

Après quelques essais maladroits pour mettre nos Yukatas, nous sommes partis vers la salle de restauration. Clairement, c’est une chambre réaménagée en salle a manger. Nous avons partagé notre repas avec de Gaijins (étrangers, ici des russes) alors que les nippons eut se sont rassemblés dans une autre pièce.

Le repas était une de nos appréhensions, nous avions choisi exprès le repas non végétarien, pour profiter pleinement de la différence de goût que pouvait offrir le plat typique d’une auberge.
A quelques expressions prêt (la gelée de crevette louche), ce fût excellent, à notre grand étonnement. Le dosage des goûts est extrêmement équilibré, ni trop salé, sucré, gras, acide ou amer. Le pot-eau-feu japonais est une expérience à part entière.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA
notre salle à manger
OLYMPUS DIGITAL CAMERA
la beauté de la présentation

OLYMPUS DIGITAL CAMERAOLYMPUS DIGITAL CAMERA

La seconde appréhensions, c’était le bain « publique » qu’offrait l’auberge. Et franchement, visiter le Japon sans le faire, c’était dommage mais le Japon étant un pays traditionnel les bains sont normalement interdit au Tatoués puisque synonyme de Yakusa chez eux… Heureusement après avoir demandé poliment si Marine pouvait se baigner nous avons pu profiter de l’expérience.
Alors on a pris nos cliques et nos claques, on est descendus dans les bains, on a enlevé toutes nos cliques et toutes nos claques, et on s’est détendu tout nu dans cette eau brûlante.
Comme ce n’est pas mixte (évidemment hein!), Max a eut un peu de mal puisqu’il n’y avait personne, et Marine elle a pu demander conseils aux femmes plus expérimentées qu’elle.
C’est très étrange, mais malgré la pudeur initiale, ça se passe bien. On est pas la pour regarder ou être regardé, mais pour se détendre. Et tout le monde est comme ça, alors on se détend.

exemple sento
Exemple de Sento (bain japonais) puis-qu’évidemment aucune photo possible!

Max apprit un peu plus comment le monde du travail japonais fonctionnait à travers une discussions à poil dans les bains. Tetsuya, un chef d’entreprise, snowboarder à ses heures perdues, père de famille, nous expliqua comment il venait régulièrement au temple, une fois par mois environ, pour faire les prières. Son objectif était de se renforcer intérieurement, pour que quand il travaille, il puisse toujours être efficace, malgré sa fatigue. Max lui a demandé si il aimait son travail, il lui a répondu « so so » dans son anglais limités, traduit par « moyen moyen ». La passion dans le travail au Japon n’exclut pas une ferveur et un investissement intense! Pendant ce temps la Marine qui était remontée un peu vite et qui attendait dans la chambre s’est décidé d’y retourner une heure plus tard pour profiter un peu plus longtemps de l’expérience. Elle pressentait en effet qu’en dehors du temple il ne serait pas possible d’aller dans un bain public avec ses tatouages. La encore nouveau ressenti, alors qu’elle était avec 3 autres personnes la première fois, cette fois à 21h passés elle était seule et l’ambiance était hors du temps. Se baigner dans le vapeur des bains brûlants mais avec ce silence qui pourrait être angoissant dans tout autre endroit ! Sauf qu’ici on se pose tout simplement, on prend conscience de son corps, des bienfaits du bain, cette tradition propre aux japonais qui le pratiquent du plus jeune âge jusqu’à la fin de leur vie.

Le bain passé, nous avons profité de notre chambre à discuter encore un peu, avant de passer une courte mais très agréable nuit. Réveil douloureux à 6h de matin, pour assister à la deuxième prière de la journée.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA
temple au lever du soleil

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Nous avons pu visiter le temple en même temps dans la brume matinale. C’est un agencement d’autels, raccordés par des chemins de pierres jalonnés de longues tiges en pierre sur lesquelles il y a des inscriptions. C’est un paysage unique, tout comme la vue du temple qui surplombe les villes aux alentours.
La prière est tout aussi impressionnante, les moines frappant, criant, priant dans un rythme travaillés et précis.
Tetsuya était beaucoup plus concentré que nous, réel participant alors que nous n’étions que simples spectateurs.

Après la cérémonie, petit-dejeuner, avant de partir ! De retour avec nos confrères russes, on nous présente un petit déjeuner typique. Point de céréales ou de sucrés, mais le goût du saumon, du riz, du soja et du matcha se marient extrêmement bien, même le matin. Étonnamment, Marine a même mangé tout le poisson !

OLYMPUS DIGITAL CAMERA
petit déjeuner typique

On a pris le parti de descendre à pieds le temple vers la gare, une douzaine de kilomètre pour bien commencer la journée ! Et bien ce fût une bonne idée, les passages qu’offrent cette descente sur des sentiers pédestre sur le début sont uniques et authentiques.OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA
l’emblème du temple

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA
les 1000 boudhas

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA
on veut la même à la maison!

En deux bonnes heures de marche, nous revoilà dans le train direction Kyoto, notre prochaine destination, chargé de toute cette énergie positive.
Gyokuzoin fût une expérience renversante, ou l’on a repoussé des limites non pas physiques, mais mentales. C’est endroit qui nous a appris tant de choses en si peu de temps, sur nous même, sur le savoir vivre, la culture si différentes des japonais. C’est une pierre angulaire de notre voyage, un moment que l’on n’oubliera pas. Un moment que l’on regardera par dessus notre épaule en souriant, et en y puisant de l’énergie pour continuer d’avancer.

 

De la difficulté de poser les mots sur les sentiments

Peut être n’avons nous pas assez parlé, écrit, à quel point il était parfois difficile de s’exprimer. Que ce soit en face de l’être qu’on aime ou que l’on hait, par oral, ou en face d’anonymes plus ou moins connus et intéressés par écrit.

La difficulté de l’expression d’une information, d’une connaissance, se cache dans la compréhension de son auditoire, dans l’activation de leurs propres expériences, procédés logiques pour appréhender la nouvelle connaissance.

La connaissance est souvent neutre, lorsqu’on la transmet, elle n’exprime dans l’explication de l’enseignant que son propre vécu d’expérience, sa propre façon d’appréhender. Ces sentiments face à la connaissance transférée, bien qu’ils peuvent enflammer une discussion ou amener des imprécisions, se tiennent en retrait.

Les sentiments eux, ont un panel d’obstacles bien différent.

Leur expression, positifs ou négatifs, demande avant tout du courage. Le courage de se plonger dans les tréfonds de son être, de sa pensée, pour en extraire la cause et l’origine du ressenti, l’expérience et le souvenir de l’impression, le tonalité et la fréquence de la sensation.

Dans ce blog, nous avons eu systématiquement l’envie et le courage de nous replonger dans ce que nous ressentions, puis, la fin du voyage approcha. Nous nous sommes rendu compte que, lâchement, nous ne pouvions plus retourner dans nos souvenirs du Japon sans évoquer un maelström de souvenirs et de ressentis qui nous emportait. Tempête positive ici, bien heureusement, ce qui nous force à y retourner pour la marquer à jamais dans ces billets de blogs. Mais c’est une sorte de deuxième aventure que de revivre ces moments que nous considérons comme magiques.

Alors, nous avons espacé le temps, repoussé les échéances, et nous voila déjà sur les derniers jours de notre voyage. Alors, on va terminer le Japon avant de rentrer, cela marquera la double fin de notre voyage, car une partie de notre esprit est resté la bas.

Alors, on vous reparlera plus tard de notre dernière expérience, le workaway du Nicaragua qui nous apporté pas mal de chose, et on évoquera la déception qu’a été le Costa Rica, et alors seulement, nous pourrons conclure notre voyage, sur ce blog, dans dernier billet, qui sera écrit ou oral, selon que l’on se rencontrera ou s’écrira.

En vous souhaitant à tous de voyager, de se déraciner de l’endroit où vous êtes resté par défaut.

Un voyage chez les autres, au tréfonds de soi, effrayant et passionnant.

Échappez vous 😉

M&M

Osaka, J2

Jour 2/2

Après une nuit super méga reposante sur le futon et recouvert d’un Kakebuton (magnifique couette super fluffy), nous voila reparti dans Osaka !

Objectifs de la journée, aller voir le château d’Osaka, se balader dans le parc de Sakuranomiya, trouver le quartier américain d’jeuns Amemura, et manger la spécialité locale, le Takoyaki. Vous êtes prêts? C’est parti !

En route vers le château :
OLYMPUS DIGITAL CAMERA
OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Nous avions un choix, un choix monétaire et culturel : prendre ou non le métro pour aller jusqu’au château. Nous avons choisi nos pieds pour couvrir la distance de 7km (Aller). Ce qui nous a permis de voir des quartiers plus résidentiels, calme, mais pas dénués d’intérêts. En marchant vers le château, on flâne tranquillement, et on trouve une maison avec de grandes baies vitrées dans laquelle on peut apercevoir des mannequins portant des kimonos. On s’arrête 1 minute en s’extasiant, à ce moment la, une vieille dame arrive, on se décale pour la laisser passer, et il se trouve que c’est elle la propriétaire de l’endroit. On la salue avec de gros sourires et on essaye d’exprimer a quel point tout est beau dans sa devanture. Elle nous rend nos sourires, essaye de s’exprimer (en japonais), sans succès, nous propose d’entrer chez elle,  de nous montrer toute ces belles affaires que l’on a aperçu dehors. Finalement, elle offre à Marine une belle figurine en papier. Comme ça, sans rien demander en retour, un geste gratuit et bon, venant d’une inconnue. 2ème jours, et on aperçoit déjà la particularité du comportement des japonais, ils sont en retrait mais dès qu’on fait fondre un peu la politesse de forme, ils ont (ceux qu’on a rencontré) le coeur sur la main. Au Japon, comme on ne connait les codes, on a envie de se comporter mieux, d’être meilleur, pour rendre la pareil à ces gens si polis et sympathiques.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA
C’était si touchant !

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Un petit square par-ci, une rencontre improbable, et nous voila déjà comblé. On arrive donc au château, sorte d’énorme parc entouré de muraille dans lequel trône en son centre l’édifice.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA
Ca c’est de la muraille !
OLYMPUS DIGITAL CAMERA
Qu’est ce que ?..
OLYMPUS DIGITAL CAMERA
La Glico-Pose !
OLYMPUS DIGITAL CAMERA
Les voeux ! A accrocher à coté si mauvaise fortune pour l’annuler.

La balade est agréable et on tombe sur pas mal de touristes cette fois-ci. Le château est évidemment très différents de ce que l’on peut trouver chez nous, très esthétiques et à la fois conçu pour résister aux envahisseurs. Comme beaucoup de monuments japonais, il est entouré de building, ce qui offre un contraste assez original !

OLYMPUS DIGITAL CAMERA
On a fait voyager notre petit cadeau ce jour la 🙂

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA
Jardin magnifique au printemps… mais pas pour nous haha

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA
A deux pas du château !

Dans les alentours, on a pu voir un jardin composé uniquement de cerisier. Hélas pour nous, la floraison était en retard, on a pu qu’observer des bourgeons roses.

Le parc Sakuranomiya :
OLYMPUS DIGITAL CAMERA
La beauté du jardin, c’est le placement des pierres, de l’eau, des arbres.

Exemple typique de jardin beau à toutes les saisons, il longe une des rivières d’Osaka, et est très bien organisé. C’est l’endroit dans lequel on a envie de se poser pour picniquer, lire, méditer et peindre (d’ailleurs, on est pas les seuls). Malgré le mauvais temps et la fraîcheur, beaucoup de gens étaient présent en pleine journée pour capturer l’arrivée du printemps à coups de pinceau.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA
Début de bourgeonnement, déjà des pique-niques !
OLYMPUS DIGITAL CAMERA
Les retraités viennent peindre ici !
OLYMPUS DIGITAL CAMERA
Le baseball est un sport important la bas

L’espace vert se trouve plus au Sud du parc, vers le nord on tombe sur un terrain de baseball (très apprécié la bas), ainsi qu’une mini-plage qu’on imagine bondé l’été.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA
Plage du coin 😀

Ayant commencé la journée fort, avec déja 10km dans les pattes et un simple onigiri dans le ventre, on a pas pu résister lorsqu’on a découvert un petit restaurant du coin encore ouvert, qui proposait un magnifiiiique Katsudon au curry… noir. Je vous laisse saliver.

dav
Magnifique curry noir !
America Mura (Amemura) :
OLYMPUS DIGITAL CAMERA
Oui, ça se voit de loin

Nous avions lu que les Japonais étaient férue de culture américaine, avec surtout une passion pour les vêtements des années 90, nous sommes donc allé dans le quartier Américain de la ville. Ce n’était pas pour nous le quartier le plus intéressant, plutôt un quartier où les jeunes viennent trainer et manger dans des « boui boui » de rue.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Puisque nous étions plutôt à la recherche de l’authenticité japonaise mais la balade fut agréable malgré la fatigue que nous ressentions. Seul point original de ce quartier pour moi, le nombre de Love Hôtel (hôtel à louer à l’heure pour faire des cabrioles ou pas) avec des thèmes style Paris, le Panthéon Grec etc. Ah et bien sur nous ne pouvions pas finir cette dernière journée sans gouter la spécialité d’Osaka…. Les Takoyakis! Ce sont des boules de pâtes style pâtes à crêpes avec en son centre un morceau de poulpe 🙂 Verdict: C’est très photogénique, Max a plutôt apprécie pour Marine après une intoxication en Espagne rien que l’odeur ahah ce n’était pas pour elle!

OLYMPUS DIGITAL CAMERA
Takoyaki Shop !
OLYMPUS DIGITAL CAMERA
Ca a l’air bon :D?

Pour conclure, Osaka, fut notre premier contact avec le Japon et quel contact! Nous avons eu un réel coup de coeur pour cette ville, pourtant souvent boudé par de nombreux touristes (et c’est surement aussi pour ça que l’on a apprécié). Comparé à Kyoto sa voisine, c’est une ville qui présente le Japon moderne, dans lequel on recherche plus la découverte des rues, des habitants, de la gastronomie (Osaka est la ville de la bouffe concrètement) sans tomber dans le gigantisme de Tokyo.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Welcome in Japan : Osaka

Intro :  Nous avons 900 photos en 2 semaines issues du Japon. Donc c’est une destination riche, et ce sur plusieurs plans. Bien que  cela fasse un certain temps, nos souvenirs sont encore frais. Les articles du Japon vont être long et remplis de photos. Il ont aussi été difficiles à écrire pour plusieurs raisons, la principale étant qu’il est aussi déprimant qu’excitant de reparler de cette destination qui nous a tant marquer, d’y replonger en détail.

Mais commençons par le commencement….

Osaka !

Jour 1/2

dav
Le sésame !

Nous arrivons après notre agréable vol Denpasar-Osaka, à l’aéroport internationale d’Osaka, sur une sorte d’île artificielle. Les premiers baragouinages anglais commencent à la douane, ou l’on sent que la langue de Shakespeare n’y est pas encore totalement maîtrisé.

dav
Premiers distributeurs !

On court à droite et à gauche, pour finalement trouvé notre Express vers la gare de notre hôtel. En ouvrant les portes de l’aéroport, un vent frais nous fouette le visage, nous rappelant les 20 degrès de perdu avec l’Asie du Sud, et une fine averse nous accueille. La bonne organisation japonaise, que l’on trouvera un peu partout par la suite, nous permet de ne pas porter nos sacs quasiment jusqu’au train.

On a les yeux grands ouverts, on avait anticipé cette destination, et on voulait en profiter au maximum. Alors, on regarde le paysage. On reconnait l’architecture des métropoles, entassement, immeubles gris ou monocordes, mais on aperçoit en plissant les yeux des différences. Parfois, il y a des maisons, plus ou moins veilles ici ou la, d’autres fois une porte d’entrée ou de fenêtre coulissante. On regarde aussi les gens, des mémères qui s’assoient à côté de nous qui nous font des signes de tête polis et distingués, des salarymans qui occultent complètement l’univers autours d’eux pour travailler ou dormir, des étudiants collégiens et collégiennes en uniformes qui sont en transit pour la matinée. Les formes venant de la culture japonaises commencent apparaître devant nous, doucement.

dav
La pluie !

Et cela ne fait qu’une heure que nous sommes la. On est dans une sorte d’hypersensibilité, les mots nous manquent un peu, on observe et regarde en silence cette culture qui nous a touché. C’est un voyage, pour Max qui baigne dans les mangas depuis longtemps, nostalgique d’un endroit qu’il n’a jamais visité. On arrive enfin à notre station, grâce aux bonnes indications, et l’averse s’est transformée en rincée.

On arrive à l’hostel, et l’anglais y est mieux maitrisé. Par chance la chambre est disponible et on peut se changer/reposer avant de partir à la découverte de la ville d’Osaka. En plus, petit service gratuit de prêt de parapluie dont on ne s’est pas privé !

On savait que la journée serait longue, mais on ne savait pas a quel point ! On a prévu les premiers itinéraires dans les villes pour visiter certains points clefs, mais on a du rajouter un crochet à la gare de Tennoji pour chercher des convertisseurs pour nos derniers roupies indonésiennes.

dav
Ca c’est de l’onigiri !

On découvre nos premiers onigiri, triangle de riz fourré (ou nature) ici au thon/mayo pour l’un, et algues/sésame pour l’autre. Un vrai délice, et ça nous a bien calé pour continuer notre marche.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA
Shinsekai

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA
La tour de Shinsekai

On arrive dans le quartier de Shinsekai dans lequel ils ont laissé un Japon des années 70 (soi disant), c’est une petite attraction touristique avec quelques restaurants et rabatteurs, mais ça faisait un peu artificiel, bien que ça vaille le détour. On remarque un peu partout des distributeurs, majoritairement de boissons, mais pas que!

Et le petit vieux qui est allé dans le cinéma pornographique du quartier aussi, haha !

OLYMPUS DIGITAL CAMERA
Les fameux plats en plastiques

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA
Pornoooooooo (en pleine rue)

A coté se trouve le parc/zoo qui nous permet d’atteindre la gare en observant tranquillement les gens qui passent. Mais un coup dans l’eau, le taux de change était vraiment nul.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA
Dame déposant ses amulettes
OLYMPUS DIGITAL CAMERA
Sorte de roue de destin?

Ensuite, nous sommes allé au Temple bouddhiste Shitennoji, qui est une sorte de sanctuaire dans la ville assez connu. Il faut imaginer des murailles dans la ville, qui enferme un jardin composé de petit chemin bien étudiés, et de multiples temples, sanctuaires, reliques et mêmes statues.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA
Moine officiant
OLYMPUS DIGITAL CAMERA
Cérémonie en cours

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA
Statue imposante d’un moine (on suppose)
OLYMPUS DIGITAL CAMERA
à l’intérieur du temple principal

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA
Mochi vendus dans le temple
OLYMPUS DIGITAL CAMERA
Cimetierre
OLYMPUS DIGITAL CAMERA
Ratissage zen

L’endroit, malgré la pluie, n’est vide que de touriste, les habitants venant s’y recueillir dans leur foi bouddhiste.

 

La faim se fait sentir, ainsi que le froid, nos équipements pas adapté aux températures et à la forte pluie qui bat sur nos parapluie. Alors en remontant au nord l’axe central en partant de la gare, on s’arrête dans notre premier resto : Un tonkatsu (porc frit), dont on a retrouvé le nom plus tard, Matsunoya.

C’est pas cher, il fait bon, il y a tout type de personnes (salariés, mamie du coin, geek etc…), le thé y est servi a volonté et c’est du gen maicha, et c’est tellllleeemmmennnnt booooonnnnn haaan!

OLYMPUS DIGITAL CAMERA
Il fait chaud
OLYMPUS DIGITAL CAMERA
Et c’est bon

 

Sur notre chemin, on tombe encore sur un temple, plus petit cette fois, avec un seul sanctuaire, le temple Oe-Jinja. C’est très beau à nouveau, sans personne, on l’impression d’être seul au monde dans un pays surpeuplé. On observe des chats qui semblent communiquer à travers une vitre, et des petites structures rouges en bois qui ressemblent à des « portes », qui dénotent avec la grisaille. On les retrouvera assez fréquemment à travers tous les endroits visités.

Autre première découverte, le quartier de jeu vidéo d’Osaka, qui dans une longue rue bordée d’arcades, de figurines et de jeux de fêtes foraines. On est allé voir de plus prêt, dans un énorme centre de 6 étages, avec chaque étage une spécialité. C’est bruyant, le pire étant l’étage des jeux musicaux ou ça devient infernal. Autre particularité de ce genre d’endroit est l’autorisation de fumer, avec une sensation d’être dans un vieux cendrier géant. Quand on voit ça on ne peut que se dire que la culture japonaise est vraiment différente de la notre!

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA
Les machines a cadeaux !
OLYMPUS DIGITAL CAMERA
Ca geek dur
OLYMPUS DIGITAL CAMERA
Ecoliers dans la rue
OLYMPUS DIGITAL CAMERA
Autre pan célèbre du Japon, le pachinko !

Pour finir cette looonngue journée, nous sommes allés dans le célèbre quartier de Dotonbori, connu pour ses panneaux lumineux (le glicomaaan!), ses multiples échoppes, et surtout nous tombons « enfin » sur la foule japonaise qui semblait nous fuir toute la journée. C’est une étrange expérience de s’assoir sur un banc en plein milieu de cette foule et de l’observer se fendre devant soi. C’était agréable d’observer tous les styles des japonais/es.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA
Un peu partout on trouve des allées couvertes
OLYMPUS DIGITAL CAMERA
Magasin de nourritures en… plastique !

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA
La rivière Dotonburi donnant son nom au quartier

Après avoir marché plus de 15 kilomètre dans cette première journée précédée d’une nuit de 3h en plein vol, nous décidons de rentrer à l’auberge pour savourer notre première douche dans une cabine japonaise ultra-technologique. J’entends par la multiples jets d’eau chaude, avec miroir trop bien placé et petit siège adéquat. Avant de s’écrouler dans nos lits (futon et tout le tointoin), on va se faire un petit Ramen (Bouillon de nouilles japonaises aromatisé) , premier d’une longue série magnifique.

dav
Ramen du soir, bonsoir.

dav

dav
Dédicace Germany Style 😀
OLYMPUS DIGITAL CAMERA
La foule?
OLYMPUS DIGITAL CAMERA
Glicooomaaaaaan !!
OLYMPUS DIGITAL CAMERA
Oui, il y a des starbucks au Japon 😀

 

Bali !

Bali est une île bien connue, qui regorge de spot pour différentes activités, allant du surf au shopping, en passant par le trekking sur les volcans.

Nous avons décidé de notre coté de nous concentrer sur deux activités, et donc deux endroits :

Amed, pour le snorkeling :

dav
La plage volcanique

Amed n’est pas une ville ordinaire, c’est une sorte de village sur flanc de montagne et coincé par la mer, traversé complètement par une route, qui s’étend sur 4-5 km. La plage de sable noire, est plutôt une plage de pécheur, et non de touriste.

dav
Plage calme, qui recèle de poissons !

Mais la où Amed est une ville qui vaut le détour, c’est pour ses fonds marins. En effet, une fois passé la surprise de la plage, en mettant ses pieds dans l’eau et en s’équipant de ses lunettes/masques de plongé, on comprend. A peine le temps de faire un mètre qu’on est en plein dans des récifs coraliens de toute beauté, avec des centaines et des centaines de poissons partout.

dav
Plage de pécheur aussi !

C’est très étrange, car on ne s’y attend pas du tout, mais la ou à Trawangang, il fallait s’éloigner, ici c’est à peine à l’entrée de l’eau qu’on peut voir toutes beautés marines.

dav
calé posé!

Nous n’y sommes pas resté longtemps, mais la ville présente aussi ses intérêts gustatifs : entre petit warung qui mettent au gout du jour le Tempé, spécialité végé, et le café végétarien qui propose pleins de plats innovants à consonances hispaniques, on en a bien profité. Le rythme de la journée variait entre farniente et plongé, et c’était très agréable.

Ubud pour la visite des temples, et de la ville :

Après un bon petit trajet sur l’île de Bali en voiture, nous arrivons à Ubud. Déjà, l’atmosphère est différente, touristique certes, mais détendu, et pas trop lourde. La ville est constitué de pleins de maisons, bar, temple et café à l’architecture original. Surtout les maisons, qui, on a l’impression, sont de sortes de mini-temples personnels, bordés de statues et de petits chemins de pierre.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA
Ces deux statues viennent d’une propriété privée, et non d’un temple !

Nous avons bien sélectionné notre hôtel, qui était à mi-chemin de riziculture (et donc de calme) et du centre ville. Dans le style balinais, avec un petit jardin et piscine (dont on a pas profité, nous l’avouons haha).

dav
La chambre qui claque
OLYMPUS DIGITAL CAMERA
Nos voisins!

Ubud est une ville ou il faut déambuler, tenter de se perdre pour découvrir de petits aspects typiques de la ville. A un moment donné, nous sommes tombé sur un temple décoré de canards roses, ou une autre fois, dans une cours, une sorte de séance de détente par le rire.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA
Séance par le rire
OLYMPUS DIGITAL CAMERA
Etrange… mais mignon haha

La ville est remplie de petits moments ou endroits atypique… Ce qui est étonnant c’est la fusion entre la campagne de riziculture et le centre ville bondé de touristes et commerces. En faisant quelques centaines de mètres, on tombe soit sur l’axe principal, soit sur une rizière calme, magnifique, ondulant sous la caresse du vent.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA
Le riz 🙂

OLYMPUS DIGITAL CAMERAOLYMPUS DIGITAL CAMERA

On est tombé aussi sur un cimetière, on a suivi un cours d’eau, et on a vu aussi bien des maisons-temples que des temples-maisons !

OLYMPUS DIGITAL CAMERA
Prenons la pose !
OLYMPUS DIGITAL CAMERA
Le travail de la pierre est minutieux et impressionant
OLYMPUS DIGITAL CAMERA
Un « temple-maison », véritable abri sous la pluie et estrades a spectacle!

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

On a aussi profité des massages balinais (faut pas déc!) et de la bonne offre de restauration sur place. Bon pas de photos parce que c’est plus occidentalisé que dans d’autres endroits !

On a pu aussi voir des singes, rien qu’en passant à coté de la balade de singe. Même si on ne l’a pas faite, je le déconseillerais, c’est très tourné touristique et les singes sont habitués au contact humain donc potentiellement agressif !

dav
« Ouu… é kil en reste un peuuu de la bibine *hic* ou bien? »

 

Ceci conclut notre voyage en Indonésie. Bali est un endroit touristique très intéressant, à la fois typique et bien organisé pour les étrangers, on s’y sent très bien même sans avoir de permis. Ce qui est moins le cas de Lombok, plus sauvage encore, manquant de choses à voir et a faire sur la grande île sur un seul endroit. Les 3 gilis, îles rattachées à Lombok, sont très différentes, puisqu’on peut faire le tour de la plus grande en 2h de vélo à peine. Ce sont des spots de plongés très intéressant, de farniente à la plage tranquille, et de vie portuaire agréable, ou tout est a porté de pas.

L’Indonésie nous a rappelé parfois l’Inde, dans son côté Hindou (Bali), la conduite à Lombok (au klaxon), et son organisation. Mais elle s’en diffère par le confort que présente chaque habitant, l’esthétisme d’une ville comme ubud, ou les offres d’activités d’une ville comme Amed. On ressent plus du calme et de la paix, la ou en Inde (presque) tout n’est que tourbillon de vie et de chaos.

C’est une destination qu’on peut que conseiller, que ça soit en mode touristique ou plus à la roots, il y a beaucoup à voir et à ressentir dans ces petits perles d’îles d’océan pacifiques.

Lombok & gili Trawangang

Lombok Roussillion :

Bon, Lombok était un arrêt « économique », mais on espérait profiter d’une plage agréable et belle à Kuta Lombok. On a été un peu déçu. Déjà, par le logement, qui fut le pire logement dans lequel nous  sommes allé depuis le début, mais aussi le moins cher, donc ça va.

dav
Charmant
dav
Une squatteuse du coin

Mais il était un peu excentré, et comme la nuit tombait à 18h30, en rentrant, on se faisait chasser et aboyer par les chiens errants qui avaient peur des formes dans le noir. Bref, on était vites coincé par le temps. Autour du logement, il y avait un resto, une supérette locale, et pas grand chose. Sans permis, la ville était à 20 minutes à pieds, et même Kuta Lombok n’était pas loin d’un village de surfeur avec des restos pour touristes.

dav
Coucher de soleil
dav
Les alentours

La plage était sale (plastiques etc…), chaude, avec des billes de corail mort à la place du sable, et pleins de gens sollicitant les touristes pour 1) bracelet, 2) coco, 3) tissu local etc…

On a pu trouvé un coin à l’ombre prêt de d’autres Indénosiens, plus tranquille, mais en bout de plage. La zone de surf était plutôt accessible en marée basse à pied, ou marée haute en bateau, mais on a pas pu essayer vu notre couvre feu imposé par les chiens errants.

Mal grès le tableau dépeint par mes mots, qui est plutôt négatif, la seule chose qui nous a manqué à Lombok était la liberté de bouger. On a pas pu chercher d’autres endroits plus agréable, parce que cette île est très chaude et sauvage, et il faut se déplacer en scooter, chose que nous ne pouvions pas prendre.

Gili Trawangang :

dav
Autre endroit, autre plage

Gili veut dire Île en Indonésien, enfin, îlot. Les gilis sont en fait 3 îles au Nord Ouest de Lombok, dont la plus connue est Gili Air, la plus grande est Gili Trawangang et la plus sauvage est Gili Meno.

On a décidé de passer du Temps sur Trawangang car elle présentait des spots de snorkeling intéressant et avait de bonnes offres hôtelière.

L’arrivé se fait par bateau local, et cela donne lieu à une première surprise en arrivant : l’île n’a pas de voiture ni de scooter à essence. Que des chevaux et charrettes, scooter électriques et vélos, ce qui est très sympas. Après, ce petit bout de terre n’est pas très grand, moins de 10km carré, donc, c’est compréhensible. On a pu en faire le tour en à peine 2 heures de vélos tranquille, c’est pour dire.

Le front de mer de l’arrivé des bateaux est l’endroit qui concentre le plus de services, entre tour de plongé, échangeur de monnaie et restaurant. Mal grès une réputation « fétarde » de Trawangang, il n’y que 2-3 bar dansants, donc un qui propose du Reggae. Mal grès tout, pas mal de jeunes vont sur cette île et s’apprêtent bien le soir.

Après quelques recherches, nous tombons sur un warung (restaurant) local qui est franchement bon, et qui propose un Nasi Campur, c’est un dire du riz blanc avec un choix de plat épicés, exposé un peu à la façon d’un traiteur. Un très bonne affaire, et pour les papilles  et pour le porte monnaie. Max a redécouvert le tempé, du soja fermeté, ici en mode très finement coupé, épicé et croustillant, grâce à ce warung. On a pu mangé végétarien sur cet île, ce qui était très agréable.

D’ailleurs, le second restaurant tripadvisor était un restau vegan tenu par un(e?) finlandais(e?), et franchement, on y est retourné tellement c’était bon. En bonne astuce vegan : remplacer le cream cheese/crème par une crème de noix de cajou, utiliser la papaye verte à la place de pâte, un pesto vegan à base de broccolie, basilic et crème de noix de cajou. Et sans oublier les smoothies bols du matin… Excellent, vraiment, et très abordable par rapport aux prix locaux, contrairement aux resto prout prout vegan parisien.

dav
Smoothie bowl !
nfd
Wrap vegé de toute beauté 🙂

Très bonne surprise donc, qui se coupla avec un seconde bonne surprise : le nord-est de cet îlot regorge de récif coraliens et notamment d’une veritable prairie d’algue ou viennent brouter les tortues de mers rouges, le midi. Elles sont vraiment gigantesques, et c’est impressionnant de nager avec elles, un souvenir inoubliable. On se souviendra aussi de leur petit bruit quand elles veulent récupérer de l’air, à la surface, pendant une seconde.

DCIM100GOPROGOPR0381.
On dirait pas, mais c’est profond…
DCIM100GOPROGOPR0433.
Et ça broute !
DCIM100GOPROGOPR0435.
Au moment de reprendre son souffle
DCIM100GOPROGOPR0439.
Max le parasol !

Et le récif coralien, bien que peu coloré, regorge de beaux coquillages et poissons exotiques, qui se cachent et se montrent au grès de nos mouvement. Bref, c’était vraiment impressionnant, et même si nos équipements étaient rudimentaires, on a passé nos après midi dans l’eau à observer tout ça. Nos tentatives de vidéo à la go pro étaient par contre pas très bonne haha.

La plage à l’ouest de l’île vaut moins le détour, même si on peut y voir le couché de soleil. Elle est gorgé un peu comme à Lombok de coraux morts, et il faut beaucoup se déplacer pour essayer d’apercevoir quelque chose. Mais le tour en vélo de l’île est sympathique, et il ne faut pas hésiter à suivre les chemins qui rentrent dans l’île pour sortir de l’attraction touristique principale qu’est le port.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA
Coté resort, à l’ouest
dav
La plage aux tortugas 🙂
OLYMPUS DIGITAL CAMERA
Surf and reggae, thèmes qu’on retrouve sur cette île

En somme, Kuta Lombok était une destination economique, qui, bien que pas très agréable, n’était pas un endroit insupportable. Son seul défaut venait du fait de la nécessité d’avoir un scooter, finalement.

Gili Trawangang, par contre, était une destination vraiment top, qui vaut vraiment le détour pour sa plage à tortue et ses récifs coraliens abritant des poissons assez exotiques.